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Jeux Olympiques 2024 - Paris veut Innover pour se démarquer

Logo transitoire Paris 2024

Cet officiel, Paris a été officiellement désigné pour accueillir les Jeux olympiques de 2024, 100 après après avoir organisés les derniers jeux. Hier soir, mercredi 13 septembre, une session du Comité international Olympique (CIO) organisée à Lima (Pérou) a validé la candidature de la ville de Paris.
Los Angeles, ayant annoncé à la fin de juillet sa candidature pour l’édition 2028, la voie était libre pour Paris, cependant le chemin pour accéder à cette sélection n’a pas été une promenade de santé pour le comité de candidature. Quoi qu'il en soit on peut se félicter de cette excellente nouvelle.

Congestion, gestion des foules, développement durable, transports…, comment Paris va profiter des JO pour innover et devenir une smart city ou ville intelligente si vous préférez. Ce concept qui consiste globalement en l'optimisation des coûts, de l'organisation, du service, et du bien-être des habitants.

Plus de 200 start-up ont candidaté. Elles ont été départagées par un jury composé de membres du comité de candidature et des 15 partenaires des JO. Ces grands groupes comme Bouygues construction, RATP, Orange ou Engie ont chacun envoyé une personne en charge de l'innovation pour aider le comité de candidature à définir les grands thèmes de l'appel à innovation : "smart sport", "smart experience", "smart city", "smart mobility" et "smart event".

Urgences connectées

Parmi les élus, la société Placemeter s'est imposée dans la catégorie "smart city". "Cette start-up répond à un gros challenge de la candidature : démontrer comment on règle la question de la congestion générée par les Jeux", reconnaît Nicolas Ledoux. La technologie de vision par ordinateur développée par Placemeter compte et différencie les voitures, vélos, motos, piétons et camions. L'analyse de ces données permet d'estimer et d'anticiper les flux de personnes, ainsi que de tester l'influence d'aménagements de l'espace public sur ces mouvements. Nicolas Ledoux précise que les modèles d'estimation des flux utilisés actuellement sont peu concluants et échouent souvent à anticiper le comportement parfois irrationnel des foules. "A une plus petite échelle, on pourrait aussi s'en servir pour qualifier la performance d'une buvette et la déplacer si elle est mal située", ajoute-t-il.

Autre solution de gestion des foules sélectionnée, l'application d'appels d'urgence numériques Urgentix. Elle appelle les secours tout en géolocalisant immédiatement l'utilisateur, avant de lui proposer de filmer ce qu'il voit, permettant ainsi de mieux estimer la quantité de personnel à envoyer sur place. "Le témoignage d'une personne paniquée n'est pas toujours fiable, c'est un outil très précieux", justifie Nicolas Ledoux.

La voiture personnelle bannie

Navya et ses navettes électriques autonomes se sont imposés dans la catégorie "smart mobility". La start-up française ne s'est pas contentée de proposer l'un de ses modèles traditionnels. "L'idée est de les amener à faire évoluer leurs navettes vers une sorte d'hybride entre taxi et transport collectif", détaille Nicolas Ledoux. Leur rôle serait de transporter les athlètes sur le village olympique à la demande, grâce à des commandes vocales permettant d'arrêter la navette pour y monter n'importe où sur le site, puis lui annoncer où l'on souhaite se rendre.

La ville intelligente aidera aussi Paris à réaliser les objectifs de développement durable qu'elle s'est fixés, notamment le fait d'organiser des Jeux à impact environnemental positif. "Nous voulons utiliser les JO pour initier une transition écologique", résume Jérôme Lachaze. En matière de transports, la chasse au véhicule personnel est ouverte : il sera impossible d'en utiliser un pour se rendre aux JO, puisqu'aucune place de parking ne sera prévue à cet effet, sauf pour les athlètes et les personnes accréditées, qui se déplaceront en véhicules propres fournis par le partenaire Toyota. Afin de faciliter le déplacement sans voiture, les tickets de transports en commun seront inclus dans les places pour assister à une compétition. Le Plan Vélo de la Mairie de Paris sert également ces objectifs : il prévoit la construction de nouvelles pistes cyclables connectant le Stade de France et le centre aquatique (Saint-Denis) au village olympique (Paris) et 10 000 places de stationnement de vélo supplémentaires.

Collaboration avec les grands groupes

Pour ce qui est de l'énergie et de l'eau, des discussions sont en cours avec la Caisse des Dépôts pour intégrer des systèmes de gestion de l'eau intelligents ainsi que des smart grids afin de la réduire la consommation, les pertes, et bien sûr la facture. Engie planche notamment sur une boucle énergétique entre le Stade de France et le centre aquatique qui sera construit juste en face, à Saint-Denis. Equipé de panneaux solaires, le stade pourrait fournir en électricité le centre aquatique, ce qui "permettrait de le sortir de ce statut de bâtiment qui ne sert que 12 fois par an en lui donnant une utilité énergétique," se réjouit Jérôme Lachaze.

Maintenant que Paris est officiellement désignée, les solutions technologiques mises en avant durant la candidature, et les entreprises choisies pour les mettre en place, feront l'objet d'appels d'offre qui devraient intervenir à partir de 2021, après l'établissement des besoins et d'un cahier des charges en 2018-2019. En incluant des besoins forts en termes d'innovation et de smart city à ces cahiers des charges, Paris pourra s'assurer que les start-up auront accès aux marchés publics. Déjà, certains grands groupes partenaires, comme Orange ou Accor Hotels, ont commencé à travailler avec des start-up repérées lors de l'appel à innovation, afin d'inclure leurs produits dans leurs réponses aux appels d'offre.

Source : journaldunet.com et lemonde.fr

Site web de Paris2024 : paris2024.org